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La retraite : un passage de vie majeur, entre perte de repères et nouvelle liberté
La retraite n’est pas seulement un changement de rythme.
C’est un basculement profond de l’identité, du rapport au temps, aux autres et à soi-même.
Ce passage peut être vécu comme une libération… ou comme un vertige.
Sur le plan social, le retrait de la vie professionnelle entraîne parfois une perte de statut, de reconnaissance, de liens quotidiens.
Sur le plan familial, les équilibres se modifient : présence accrue à la maison, nouveaux rôles, redéfinition de la place dans le couple, auprès des enfants devenus adultes, parfois auprès des petits-enfants.
Le temps, autrefois structuré par le travail, devient soudain vaste, parfois trop vaste.
Certains y trouvent une respiration, d’autres s’y perdent.
Sur le plan psychologique, cette étape peut réveiller des questions essentielles :
--> Qui suis-je sans mon métier ?
--> À quoi suis-je encore utile ?
--> Que vais-je faire de ma vie maintenant ?
Sur le plan existentiel, la retraite confronte souvent plus directement à la finitude, au sens, au bilan de vie, aux renoncements… mais aussi aux désirs encore vivants.
En Gestalt-thérapie, la retraite est abordée comme un processus de transformation, et non comme une simple fin.
Nous travaillerons sur :
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le deuil de l’ancienne identité,
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l’accueil des émotions associées (vide, tristesse, colère, soulagement, peur),
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le rapport au corps, à l’énergie, au temps présent,
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la redécouverte des élans, des besoins, des désirs profonds.
La Gestalt permet de remettre du mouvement là où tout semble figé, d’accompagner le passage d’un ancien équilibre vers un nouveau, plus ajusté, plus conscient, plus vivant.
La retraite peut devenir une crise…
ou une seconde naissance, à condition de ne pas la traverser seul.