365 pages blanches pour 2026 !
- Pierre Paperon
- 3 janv.
- 3 min de lecture

Et si, cette année, vous arrêtiez les résolutions ?
Chaque début d’année, le même rituel se répète. Nous formulons des résolutions ambitieuses : changer de rythme, mieux travailler, mieux aimer, mieux vivre. Et chaque année, à peu près au même moment — souvent autour de la mi-janvier — quelque chose s’éteint.
La motivation retombe. La vie reprend ses droits. Les résolutions s’effacent, parfois dans une forme de culpabilité silencieuse.
Et si le problème n’était pas votre manque de volonté… mais le modèle même des résolutions ?
Les résolutions : une illusion de contrôle
Les résolutions reposent souvent sur une idée implicite :« Si je décide assez fort, je vais changer. »
Or, le changement profond ne fonctionne pas ainsi. Il ne se décrète pas une fois par an.Il se construit dans la durée, au contact du réel, des contraintes, des relations, des imprévus.
Les résolutions échouent rarement par paresse. Elles échouent parce qu’elles sont déconnectées du vivant.
Une autre proposition : la page blanche quotidienne
Et si, au lieu d’écrire une liste figée le 1er janvier, vous faisiez un choix plus simple — et plus radical ?
👉 Commencer chaque journée par une page blanche.
Une page pour sentir où vous en êtes. Une page pour observer votre énergie.Une page pour ajuster plutôt que forcer. Une page pour choisir, à nouveau.
La page blanche n’impose rien. Elle ouvre un espace.
Dans l’approche Gestalt, la transformation ne vient pas d’un idéal à atteindre, mais d’une présence accrue à ce qui est ici et maintenant.
Devenir réalisateur de sa vie (plutôt que figurant)
Faire une page blanche chaque jour, c’est quitter progressivement la posture du figurant —celui qui subit le scénario, le rythme, les attentes.
C’est entrer dans une posture plus consciente : celle du réalisateur de sa vie et de son environnement.
Un réalisateur ne contrôle pas tout. Mais il choisit :
où poser la caméra,
quel plan approfondir,
quand couper,
quand changer de scène.
Il ne cherche pas la perfection.Il cherche la justesse.
Choisir une boussole : le plaisir
Pour avancer, encore faut-il savoir dans quelle direction aller. Pas une direction abstraite. Une direction vivante.
👉 Et si votre boussole était le plaisir ?
Pas le plaisir anesthésiant, immédiat, qui fait oublier. Mais le plaisir vivant :celui qui ouvre, qui met en mouvement, qui donne de l’élan sans épuiser.
Le plaisir est souvent un indicateur fiable : il signale là où quelque chose fait sens, là où l’énergie circule, là où le vivant reprend sa place.
Choisir un moteur : la passion
Une boussole indique la direction. Mais pour avancer, il faut un moteur.
La passion n’est pas forcément spectaculaire. Elle peut être discrète, stable, fidèle.
C’est ce qui vous met en mouvement sans vous forcer. Ce qui vous donne envie de continuer, même quand c’est inconfortable. Ce qui vous relie à quelque chose de plus grand que la performance.
La passion n’est pas toujours évidente à nommer. Mais elle se reconnaît à ses effets : elle nourrit plus qu’elle ne vide.
Tenir un carnet de bord
Tout voyage mérite un carnet.
Un carnet pour noter :
ce qui a compté aujourd’hui,
ce qui a fait plaisir,
ce qui a fatigué,
ce qui demande à être ajusté.
Le carnet n’est pas un outil de contrôle. C’est un espace de dialogue avec soi.
Et là surgit une question essentielle, presque symbolique. Une question à la Matrix.
👉 Quelle couleur de carnet choisissez-vous ?
🔵 Bleu : continuer comme avant, en sachant déjà comment l’histoire se déroule.
🔴 Rouge : accepter de ne pas tout savoir, mais choisir consciemment votre chemin.
La vraie transformation commence souvent ici. Dans ce petit choix intime, répété chaque jour.
Une année à habiter, pas à réussir
La nouvelle année n’a pas besoin d’être parfaite.Elle n’a pas besoin d’être spectaculaire.
Elle a besoin d’être habitée.
Habitée par des choix ajustés.Habitée par de la présence.Habitée par des pages blanches assumées.
Alors pour cette année,je ne vous souhaite pas de tenir vos résolutions.
Je vous souhaite mieux que cela.Je vous souhaite d’oser écrire, chaque jour,la suite de votre histoire.
Une page à la fois.



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