La dépression, une tempête à traverser
- Pierre Paperon
- 24 déc. 2025
- 1 min de lecture

La dépression serait-elle une tempête à traverser ?
Et si la dépression n’était pas un échec,
ni une faiblesse,
ni quelque chose à “corriger” au plus vite…
mais une traversée ?
En Gestalt, la dépression n’est pas seulement vue comme un trouble à éliminer.
Elle est souvent le signe qu’une part de vous n’avance plus,
qu’une énergie s’est figée,
qu’un mouvement vital a été interrompu trop longtemps.
Comme un navire pris dans la tempête,
le corps fatigue,
l’élan disparaît,
la visibilité se réduit.
Tout devient plus lourd, plus lent, plus silencieux.
Mais un navire à l’arrêt au milieu des vagues n’est pas un navire cassé.
Il est en lutte avec des forces plus grandes que lui,
parfois sans gouvernail,
parfois sans cap clair.
La Gestalt n’invite pas à “forcer la mer”.
Elle invite à revenir à l’expérience :
– sentir ce qui pèse,
– reconnaître ce qui est épuisé,
– écouter ce qui demande à être entendu depuis longtemps,
– redonner une place au corps, aux émotions, au rythme.
Traverser une dépression, ce n’est pas retrouver immédiatement le soleil.
C’est souvent apprendre à naviguer autrement :
avec plus de présence,
plus de justesse,
moins de violence envers soi.
Dans l’accompagnement, le thérapeute n’est pas là pour diriger le navire à votre place.
Il est là pour être présent sur le pont,
observer avec vous la tempête,
et vous aider à retrouver, pas à pas,
un cap possible.
La dépression n’est pas la fin du voyage.
Elle est parfois le moment où l’ancien cap ne fonctionne plus.
Et si cette tempête était aussi
un appel à changer de direction ?



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