"Introjection" : et si tu arrêtais d’accepter les règles des autres ?
- Pierre Paperon
- 10 déc. 2025
- 2 min de lecture

C’est exactement ce que la Gestalt appelle l’introjection : ce moment où tu avales des croyances, des normes, des “il faut”, des “tu dois”, sans jamais te demander si elles te correspondent vraiment.
Tu les as reçues de ta famille, de l’école, de la société… ou même de ton passé.
Elles se sont installées en toi comme des lois non négociables :
« sois fort »
« ne dérange pas »
« fais plaisir »
« sois parfait »
« ne te mets pas en avant »
Et à force d’ingérer ces messages, tu finis par ne plus savoir ce que toi, tu veux.
Tu avances selon des scripts écrits par d’autres, dans une vie qui ne te ressemble plus vraiment.
En Gestalt Humaniste, l’introjection n’est pas un défaut.
C’est un mécanisme de survie.
Une manière de t’adapter, parfois indispensable, souvent inconsciente.
Le problème, c’est quand elle devient un automatisme qui t’étouffe.
Le signe le plus clair ?
Ton corps proteste.
Fatigue.
Tensions.
Irritabilité.
Manque d’envie.
Anxiété.
Comme s’il disait doucement : « Ce n’est pas moi… ce n’est plus moi. »
Sortir de l’introjection, ce n’est pas se rebeller contre le monde.
C’est redevenir auteur de sa vie :
Questionner ce qui t’habite.
Garder ce qui nourrit.
Laisser partir ce qui oppresse.
Créer ta propre manière d’être au monde.
C’est retrouver ce moment simple où tu peux dire :
« Ceci est à moi. Ceci ne l’est pas. »
Et si aujourd’hui tu faisais un pas, même petit, vers toi-même ?
Demande-toi :
-> Quelle règle ai-je acceptée sans la choisir ?
-> Est-ce qu’elle me soutient ou me limite ?
-> Quels seraient mes mots, mes gestes, ma vérité à moi ?
Tu ne changes pas le passé.
Tu choisis enfin ton présent.
Et cela suffit déjà à transformer toute ta trajectoire.



Commentaires