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La confluence



Et si tu ne t’étais jamais vraiment perdu… mais simplement trop mélangé ?


La Gestalt appelle cela la Confluence : ce moment où la frontière entre toi et l’autre devient tellement fine que tu ne sais plus très bien où tu commences… et où tu t’arrêtes.


La confluence, ce n’est pas de l’amour.

> Ce n’est pas de la douceur.

> Ce n’est pas de la générosité.

C’est un effacement qui se déguise en harmonie.


Tu connais peut-être ce mécanisme :

> Tu dis oui avant même d’avoir réfléchi.

> Tu fais plaisir avant de sentir ce que tu veux vraiment.

> Tu t’adaptes… souvent trop.

> Tu ne sais plus si ce que tu ressens t’appartient ou si c’est le reflet de l’autre.


Et très vite, tu te retrouves à vivre une relation où l’autre occupe presque tout l’espace, et où toi, tu glisses doucement en arrière-plan.


Ce n’est pas volontaire.

Ce n’est pas une faiblesse.

C’est souvent un réflexe né du besoin profond d’être aimé, accepté, tranquille…


Un mécanisme de survie appris tôt,

lorsqu’être soi n’était pas toujours bien accueilli.


Le problème, c’est qu’à force de te fondre :

> tu t’oublies,

> tu t’épuises,

> tu t’éteins.


La confluence crée une fausse paix extérieure et un vrai chaos intérieur.


En Gestalt Humaniste, sortir de la confluence, ce n’est pas rompre la relation.

C’est revenir en présence.

Sentir ton corps.

Écouter ce que quelque chose en toi murmure.

Retrouver ce petit mouvement intérieur qui dit :

“Là, ça ne me va pas.”

“Là, je veux autre chose.”

“Là, ce n’est pas moi.”


Parfois, le premier pas est minuscule :

> Une respiration.

> Un « je ne sais pas encore ».

> Un micro-mouvement de recul.

> Un vrai « non ».

Une manière différente d’être là.


Et peu à peu, tu redécouvres ceci :

Tu peux être en lien sans te dissoudre.

Tu peux aimer sans t’effacer.

Tu peux exister sans culpabiliser.

Tu peux dire “je”…

et être encore plus proche de l’autre.


Parce qu’une relation se renforce

quand chacun reste pleinement vivant.


As-tu connu cela ? Ou, le vis-tu encore ?

 
 
 

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