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La digestion émotionnelle


Et si vos émotions n’étaient pas “trop”, mais simplement… incomplètes ?


En Gestalt, nous parlons de digestion émotionnelle : la capacité naturelle de l’organisme à absorber, transformer et intégrer ce que nous vivons.

Une émotion, c’est un mouvement.

Un élan du corps.

Une vague qui cherche à aller quelque part.

Le problème n’est jamais l’émotion elle-même.

Le problème, c’est l’interruption de son mouvement.


Depuis l’enfance, on apprend souvent à :

• se retenir,

• être fort,

• rationaliser,

• faire comme si,

• se distraire,

• mettre “sous le tapis”.

Chaque fois que vous bloquez ce qui veut circuler,

le corps garde la charge en mémoire : tensions, pression dans la poitrine, fatigue, irritabilité, pensées envahissantes…


Le système tourne en boucle, comme un repas jamais digéré.


La digestion émotionnelle, au contraire, commence par une chose simple :

sentir.

Sentir ce qui se passe dans votre poitrine, votre ventre, votre gorge, votre respiration.

Sentir la vague monter.

Ne pas la fuir.

Ne pas la retenir.


Quand l’émotion peut circuler, le corps fait son travail :

> un soupir,

> des larmes,

> un tremblement,

> une chaleur,

> un relâchement.

C’est le vivant qui se réorganise.

Ce n’est pas de la fragilité : c’est de la régulation.


Et ensuite… quelque chose se dépose.

La tête se clarifie.

Le corps se calme.

Vous retrouvez votre énergie.


Ce n’est pas “revivre le passé”.

Ce n’est pas “se laisser envahir”.

C’est laisser le cycle se compléter, pour que l’émotion ne reste pas coincée à l’intérieur.


Nous ne souffrons pas de ressentir trop. Nous souffrons de ne pas laisser nos émotions changer de forme.

La digestion émotionnelle, c’est redonner au corps la place qu’il n’aurait jamais dû perdre : celle de premier lieu d’intelligence et de transformation.


 
 
 

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