top of page
Rechercher

La déflexion ou évitement du vrai contact

Dernière mise à jour : 19 déc. 2025



Mais pourquoi fuis-tu le vrai contact ?


Pourquoi détourner le regard quand ça devient intense ?

Pourquoi plaisanter quand ça touche juste ?

Pourquoi parler météo quand le cœur voudrait parler vérité ?


En Gestalt, ce mouvement s’appelle la déflexion.

C’est l’art subtil — et souvent inconscient — d’esquiver le contact vrai, celui qui engage, qui expose, qui transforme.


La déflexion ne fait pas de bruit.

Elle s’infiltre dans l’humour permanent,

dans l’intellectualisation,

dans le changement de sujet,

dans l’ironie,

dans le sourire qui cache l’émotion,

dans la distance juste avant la rencontre.


Ce n’est pas un défaut.

C’est un mécanisme de protection.

On déflecte parce qu’un jour, sentir trop, dire trop, être trop… a peut-être coûté trop cher.


Alors on apprend à :

  • ne pas trop montrer,

  • ne pas trop demander,

  • ne pas trop s’attacher,

  • ne pas trop s’exposer.


Mais à force d’éviter la blessure,

on évite aussi la rencontre.

On évite la profondeur.

On évite l’intimité.

On évite parfois même sa propre vérité.


La déflexion protège…

mais elle isole.


Le vrai contact, lui, commence quand tu acceptes :

  • de ne pas savoir quoi répondre,

  • de sentir une émotion te traverser,

  • de rester là sans masque,

  • de dire « je suis touché »,

  • de dire « j’ai peur »,

  • de dire « j’ai besoin ».


Comme l’écrit Martin Buber :

« Toute vie véritable est rencontre. »

Et toute fuite du contact est une fuite de la vie elle-même.


Alors peut-être que la vraie question n’est pas :

« Suis-je trop sensible ? »

mais plutôt :

« Qu’est-ce que j’évite de ressentir, ici et maintenant ? »


Car le vrai contact ne demande pas d’être parfait.

Il demande seulement d’être présent.


Alors, toi, fuis-tu souvent ?


 
 
 

Commentaires


bottom of page