La rétroflexion
- Pierre Paperon
- 10 déc. 2025
- 1 min de lecture

Si ce n'est pas le cas, en Gestalt, ce mécanisme s’appelle la rétroflexion.
C’est ce moment où l’énergie que vous ressentez — colère, tristesse, besoin, élan — ne trouve pas sa place à l’extérieur… et finit par se retourner contre vous.
Vous vous en voulez au lieu d’en vouloir à l’autre.
Vous vous critiquez au lieu de dire ce qui vous blesse.
Vous vous épuisez au lieu de poser une limite.
Vous ravalez votre colère au lieu de la transformer en mouvement.
Ce n’est jamais conscient.
Ce n’est jamais volontaire.
C’est une manière de vous protéger :
éviter le conflit, éviter le rejet, éviter la déception de l’autre.
Mais le prix intérieur est lourd.
La rétroflexion use.
Elle se manifeste par :
• tensions dans le corps
• irritabilité silencieuse
• culpabilité
• fatigue chronique
• somatisations
• perte d’estime de soi
• sensation de “porter trop”
La Gestalt Humaniste ne juge pas ce mécanisme.
Elle invite à en repérer les signes, à comprendre ce mouvement intérieur :
l’énergie monte… mais vous l’absorbez au lieu de l’exprimer.
Sortir de la rétroflexion, ce n’est pas exploser.
C’est réapprendre à laisser l’énergie circuler,
en posant des gestes simples :
– nommer ce qui vous traverse,
– dire un « non » clair,
– poser une limite,
– exprimer ce qui est juste,
– laisser votre corps réagir.
Peu à peu, quelque chose se remet en mouvement.
L’énergie arrête de vous écraser… et recommence à vous porter.
Vous retrouvez votre direction, votre force, votre place.
La rétroflexion n’est pas un défaut.
C’est du potentiel retenu.
Le libérer, c’est parfois la première étape d’une transformation profonde.



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