Le corps comme lieu du vécu
- Pierre Paperon
- 10 déc. 2025
- 2 min de lecture

Et si le corps était une porte d’entrée ?
En Gestalt Humaniste, le corps n’est pas un simple réceptacle, ni un instrument au service du mental.
Il est le premier lieu du vécu, l’espace où les émotions naissent, où les tensions parlent, où la vérité se manifeste avant même que les mots existent.
Le corps perçoit avant que tu comprennes.
Une contraction dans la gorge.
Une pression dans la poitrine.
Un élan soudain.
Une fatigue qui tombe d’un coup.
Ces signaux ne sont pas des obstacles, mais des indicateurs sensibles de ce qui se passe réellement en toi.
Quand tu ignores ton corps, tu te déconnectes de ton énergie vitale.
Tu avances “dans ta tête”, en mode automatique, jusqu’à t’épuiser ou ne plus sentir ce qui est juste pour toi.
C’est le terrain du burn-out, de la perte de sens, et parfois des relations qui te blessent sans que tu t’en rendes compte.
Revenir au corps, c’est revenir ici et maintenant.
Sentir tes pieds.
Ton souffle.
Ta posture.
Ta vitesse intérieure.
C’est retrouver le contact avec le réel, avec toi-même, avec ton besoin profond.
Dans la pratique Gestalt, le corps devient une porte d’accès à l’émotion authentique :
la colère qui demande à poser une frontière,
la tristesse qui appelle un apaisement,
la joie qui invite au mouvement,
la peur qui demande de ralentir.
Le corps ne ment pas.
Il montre les endroits où tu forces, où tu résistes, où tu te perds… et où tu peux renaître.
Suivre ses signaux, c’est retrouver une forme d’alignement intérieur qui ouvre la voie au changement.
Un choix qui dilate est un oui.
Un choix qui contracte est un non.
Et souvent, le corps répond bien plus vite que le mental.
Écouter ton corps, c’est écouter ta vie.
Et c’est souvent là que commence la transformation.



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